Moins de déchets dans la salle de bain !

mon quotidien au naturel pour moins de déchet dans ma salle de bain
peigne en bambou-déo naturel-serviettes en coton et coton démaquillant lavables
75 milles tonnes de déchets d’emballages de produits cosmétiques et d’hygiène jetés par an en France. Sur 55 % des Français qui trient, seuls 22 % le font correctement (source. Seulement 2 % Ipsos mars 2010).
Focus sur la salle de bain. Comment repenser notre façon de consommer dans la salle de bain ?

 

Pour votre corps  :

Avons nous forcément besoin d’un gel douche liquide ? Nous pouvons tout à fait avantageusement remplacer un gel douche par du savon, qui dure plus longtemps et qui est moins mauvais pour la peau. Préférez le savon à saponification à froid plus riche en glycérine.
La saponification à froid est une méthode artisanale qui permet de produire des savons surgras riches en glycérine végétale. Il s’agit du mélange d’un corps gras (huiles végétales) et d’un agent alcalin (soude). Cela donne, en chimie, du savon et de la glycérine végétale. (source savonnerie de Beaulieu)”.
Évitez néanmoins les savons qui contiennent des dérivés de sulfates.

 

Les premiers pas pour fabriquer son savon en seulement 3 étapes :

Il vous faut :
  • Environ 250g – en paillettes (savon de Marseille, savon d’Alep, savon noir). Il m’arrive d’utiliser des restes de savons que je râpe préalablement. Vous pouvez également utiliser de la glycérine végétale.
  • 25cl d’eau minérale naturelle ou vous pouvez choisir une eau florale BIO, voir de la tisane de plantes BIO,
  • 2 cuillères à soupe HV BIO (huile végétale) celles que vous préférez noyau d’abricot, olive, avocat, monoï, coco, cameline etc…)
  • 20 gouttes HE* BIO (huiles essentielles) en fonction de vos goûts
  • Un moule
  • Un fouet
En option : vous pouvez ajouter une cuillère à soupe de lait d’amande ou de crème ; du colorant naturel alimentaire et pourquoi pas des plantes séchées, comme par exemple des grains de lavande ou des pétales de roses réduits en poudre.
Pensez avant à faire bouillir vos ustensiles pour les désinfecter afin d’éviter les bactéries.
1- Faire fondre le savon en paillettes au bain marie, puis ajoutez l’huile végétale. Parallèlement, chauffer délicatement, l’eau florale ou la tisane au bain marie. Lorsque les deux mélanges sont chauds, incorporer la phase aqueuse à la phase huileuse en remuant énergiquement avec un fouet.
2- Ajouter les huiles essentielles en dernier, attention, elles ne doivent pas chauffer.
3- Verser le tout dans un moule à savon, et le laisser reposer et durcir pendant au minimum une demi-journée avant de procéder au démoulage.
Si votre savon présente des irrégularités, le poncer délicatement avec un papier granuleux très fin ou si vous n’en avez pas une lime à ongle.
Pour Juliette, Madame de Mesnage – Les tâches ménagères ne sont pas sans noblesse,  fabriquer son savon et l’utiliser en fonction de ses besoins est devenu une habitude. Son must have, le savon exfoliant réalisé avec de la poudre d’olives.

 

Pour vos cheveux :

Il existe des shampoings solides de différentes déclinaisons, pour cheveux secs, gras et normaux et qu’il est préférable de choisir bio.

 

Pour votre déodorant :

Catherine de Veggie Cook pour Etik & Act vous avait proposé sa recette de déodorant naturel ici, mais si vous souhaitez l’acheter tout fait, il est possible de s’en procurer dans les magasins bio ou sur certains sites internet. La pierre d’alun recommandée durant un temps contient malgré tout des sels d’aluminium. Si vous vous posez des questions sur l’aluminium, il vaut mieux l’éviter.

 

Pour votre visage :

Vous pouvez utiliser les carrés démaquillants, lingettes lavables qui va vous permettent de remplacer le fameux coton jetable. Une femme en utilise en moyenne 2000 par an. La culture du coton consomme le plus de pesticides et d’eau, dramatique pour l’environnement !
Une vingtaine de lingettes lavables correspond à environ 6000 cotons jetables. Le coton bio est intéressant car fabriqué sans pesticide mais qui consomme malgré tout une forte quantité d’eau pour le cultiver et qui reste un objet jetable et donc un déchet.
Ces cotons lavables s’utilisent de la même façon que les cotons jetables. Ils se lavent simplement en machine et peuvent être réutilisés de nombreuses fois.
Pour ma part, j’ai investi dans une dizaine de cotons lavables avec lesquels je fais des rotations et je ne peux plus m’en passer. C’est vraiment une question d’habitude. Au départ, cela peut paraître surprenant car la texture et donc la prise en main est différente, mais au bout de quelques jours, on se demande comment on faisait avant.

 

Pour vos dents :

Il existe des brosse à dents en bambou avec des poils en nylons sans BPA ni toxine que vous pouvez trouver dans les magasins bio ou sur internet.
Vous pouvez fabriquer votre dentifrice avec des ingrédients naturels comme le bicarbonate et l’huile de coco. Il existe des dentifrices solides qu’il faut mouiller en frottant sa brosse à dents humidifiée dessus.
La recette de Mélanie.

 

Ces différentes alternatives ne sont pas seulement bonnes pour la planète, elles le sont aussi pour votre porte-monnaie car très économiques.

 

Pour vos poils :

Evitez les bandes dépilatoires et utilisez de la cire au miel ou caramel.

 

En toute intimité :

Il existe des protections hygiéniques jetables en coton bio  et  des serviettes en coton lavables. Pour remplacer les tampons, il existe la coupe hygiénique.
Un reportage France 5 du mois d’avril sur le choc toxique provoqué par les tampons vendus sur le marché.

 

Pour vos oreilles :

En remplacement des cotons tige, il y a l’oriculi. Simple à utiliser et garanti à vie. Il suffit juste de gratter doucement l’entrée de l’oreille avec le bout recourbé afin de recueillir le cérumen. A l’inverse du coton tige, qui repousse le cérumen au fond de l’oreille et crée le fameux bouchon, l’oriculi, lui, empêche son apparition.

 

Faites nous part de vos astuces pour consommer moins de déchet dans votre salle de bain.

 

*attention les huiles essentielles sont à manipuler avec vigilance. Reportez-vous à un guide ou auprès d’un pharmacien

 

Billet rédigé par Vanessa en Harmony pour Etik & Act

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